***

***

 

ENCOURAGEMENTS A ISRAËL, CENTRE ETERNEL DE L'ATTENTION DU MONDE

Retour accueil

LE GRAND JOUR DE RÉCONCILIATION

Au nom de la Commission d'Israël, je remercie tous les lecteurs, pour vos courriers, vos encouragements à continuer ce témoignage de soutien envers Israël très apprécié. La loyauté de notre action et surtout la persévérance (plus de 46 ans) avec laquelle nous la poursuivons en dépit des difficultés, ont beaucoup touché les personnes que nous avons contactées au sein de ce peuple qui doit demeurer « le peuple choisi ».

Personnellement, en laissant dans les mains de L'ETERNEL les résultats d'un travail qu'Il nous a donné le privilège de faire, je Le remercie profondément pour les joies qu'Il m'a procurées au cours de celui-ci. Notre soutien a pris une nouvelle forme et peut-être une nouvelle dimension avec nos newsletters, avec de plus en plus d’inscriptions. Tout ceci est entre les mains du Tout-Puissant ! A Lui soient la Gloire et l'Honneur.

Jacques Obojtek

pour la Commission d'Israël

redaction@israelvivra.com

 

YOM KIPPOUR

               

L'ANNEE DU JUBILE

« Et tu compteras sept sabbats d'années, sept fois sept ans : et les jours de ces sept sabbats d'années te feront quarante neuf ans. Et, au septième mois, le dixième jour du mois, tu feras passer le son bruyant de la corne [Shofar - ou corne de bélier] : le jour d'expiation, vous ferez passer la corne par tout votre pays : et vous sanctifierez l'année de l'an cinquantième, et vous proclamerez la liberté dans le pays à tous ses habitants : ce sera pour vous un jubilé : vous retournerez chacun dans sa possession, et vous retournerez chacun à sa famille », (Lév 25 : 8 - 10 — Traduction de la Société Juive de Publication et que nous adopterons dans cet article).

D’après ce texte, nous voyons que, à la fin de la 49ème année du cycle des Jubilés, le Jour de Réconciliation, avaient lieu la sonnerie du shofar la trompette du Jubilé — et la proclamation de la liberté dans tout Israël. Pendant ce jour, le Souverain Sacrificateur d'Israël offrait des sacrifices pour le péché.

Pendant que le peuple d'Israël attendait sa bénédiction : « Au septième mois, le dixième jour du mois, vous affligerez vos âmes » (Lév. 16 : 11 - 16, 29). Il est certain que la sonnerie du shofar, la proclamation de la liberté et les cris de joie n'avaient pas lieu au moment de la réconciliation pour le péché et du découragement de l'âme, mais devaient se produire après cela, dans la dernière partie du Jour de Réconciliation.

Quel cri de joie il devait y avoir quand le peuple d'Israël entendait le shofar retentir, proclamant leur liberté ! Bientôt, toutes les dettes seraient résiliées, les serviteurs diraient au revoir à leurs maîtres, les portes des prisons s'ouvriraient et les prisonniers seraient libérés, les possessions perdues seraient rendues à ceux à qui elles avaient été confisquées, et les réunions de famille auraient lieu dans une joie inexprimable.

Tout ceci, bien sûr, était représentatif et prophétique. Le peuple d'Israël dans ses douze tribus, et toutes les nations de Gentils, attendent maintenant le Messie promis, la Semence d'Abraham, par qui « toutes les familles de la terre seront bénies » (Gen. 12 : 3 : 22 : 15 - 18). Par le Messie en tant que Médiateur, l'ETERNEL « établira une nouvelle alliance avec la maison d'Israël, et avec la maison de Juda », et Il promet « je pardonnerai leur iniquité, et je ne me souviendrai plus de leur péché » (Jér. 31 : 31 - 34). Ils écouteront ce grand Médiateur, que l'ETERNEL a suscité du milieu d'eux, d'entre leurs frères (Deut. 18 : 15).

L'Oint de l'ETERNEL (le Messie) proclamera la liberté aux captifs, les libérera, eux qui sont retenus dans la prison de la mort (Dan. 12 : 2), pansera les cœurs meurtris, réconfortera ceux qui pleurent, leur donnera l'huile de joie au lieu du deuil et le vêtement de louange au lieu d'un esprit abattu, les rétablira dans leur possession perdue (perdue en Adam) eux et leurs bien-aimés, et fera briller la victoire et la gloire devant toutes les nations (Esaïe 42 : 7 : 49 : 9 : 61 : 1 – 11 : 25 : 8). Quel merveilleux Jubilé-antitype ce sera !

L'HISTOIRE D'ISRAEL DECRITE

En Psaume 89 : 15 nous lisons « Bienheureux le peuple qui connaît le cri de joie ! Ils marchent, ô Eternel, à la lumière de ta face ». Le cri venait du peuple quand il entendait retentir joyeusement le shofar du Jubilé, proclamant leur liberté, qui viendrait dans la cinquantième année, l'Année du Jubilé.

Quant à Israël en tant que nation, l'ETERNEL dit dans une vision (vs. 19 - 30) qu'II a placé du secours sur un homme puissant. Son Serviteur oint David, qui L'appellerait « Père » et « D.ieu » et qui, comme Son premier-né, serait désigné comme « le plus élevé des rois de la terre », dont la semence « subsisterait à jamais, et son trône comme les jours des cieux ».

Les vs. 31 à 37 montrent que l'alliance de l'ETERNEL avec Israël dépendait de leur obéissance et qu'II les punirait pour leur iniquité, mais qu'en agissant ainsi Il serait miséricordieux et pas infidèle, mais convaincu de tenir Sa promesse sans condition d'établir le trône de David à toujours.

Dans une application plus large, les vs. 38 à 45 indiquent prophétiquement qu'à cause de la désobéissance d'Israël, l'ETERNEL renierait et rejetterait les rois de la lignée de David, apparemment en violation avec l'alliance faite à David, profanant sa couronne jusqu'en terre, faisant se réjouir les ennemis d'Israël et couvrant Israël de honte.

Tout ceci s'accomplit dans un sens plus large quand Sédécias, le dernier des rois de la lignée de David, fut détrôné par Nebucadnetsar en 607 av. J.-C. Durant le règne de Nebucadnetsar, la souveraineté d'Israël n'était plus la même, et par la suite il y eut trois délabrements ou renversements (sous les empires médo-perse, grec et romain) et il ne devait pas être restauré dans la lignée de David « jusqu'à [grâce à un autre fils que Salomon] ce qu'il [le Messie d'Israël] vienne, celui auquel appartient le juste jugement, et je le lui donnerai » (voir Ezéch. 21 : 29-32 : comparer avec Michée 5 : 1 - 3 [qui sont respectivement les vs. 24 - 27 et les versets 2 - 4 dans certaines autres traductions].

Les nombreuses années du « double » d'Israël comme châtiment pour « leur iniquité et leur péché » (Jér. 16 : 18) furent très agitées et semblèrent ne pas avoir de fin. En Ps. 89 : 46 - 52, le Psalmiste, parlant pour Israël dans son désespoir, s'écrie, « jusques à quand, ô Eternel, te cacheras-tu à toujours, et ta fureur brûlera-t-elle comme un feu ? » En faisant allusion à la brièveté de sa vie et de celle de l'humanité en général, il s'interroge quant aux miséricordes anciennes de l'Eternel et à Sa promesse à David, parce que les afflictions de son peuple étaient un fardeau sur son cœur. Néanmoins, il exprime sa conviction la plus profonde et permanente de la fidélité de l'ETERNEL.

EB N°236 p12

 

Jacques Obojtek

 

 

YOM KIPPOUR

OU LE GRAND JOUR DE RÉCONCILIATION

               

Récit d'un jeune Hébreu, à l'occasion de la commémoration annuelle du « Grand Jour de Réconciliation », tel qu'il est observé actuellement par les Juifs orthodoxes.

Yom Kippour, ou le Grand Jour de Réconciliation, était un jour solennel chez mon père, car non seulement il jeûnait, priait, mortifiait sa chair en ce saint jour d'expiation, mais il passait réellement en dévotions la nuit entière à la synagogue. Ce grand jour-là, j'ai souvent vu mes parents pieux pleurer lorsqu'ils répétaient la confession émouvante qui suivait l'énumération des sacrifices exigés par D.ieu pour les péchés d'omission et de commission. Souvent je versais des larmes de sympathie lorsque je me joignais à mon père quand il se lamentait que nous n'avions plus aujourd'hui ni temple, ni souverain sacrificateur, ni autel, ni sacrifices.

La veille de ce jour solennel, mon père, en compagnie des autres Juifs de la communauté, prenait un coq, et pendant qu'on répétait certains genres de prières, il tournait l'oiseau vivant trois fois au-dessus de sa tête en répétant les paroles suivantes : « Que cet animal me soit substitut, qu'il soit mon remplaçant, qu'il soit mon expiation; que cet oiseau meure et que j'obtienne une vie bénie ». Il posait ensuite ses mains sur l'oiseau, comme on le faisait jadis dans les sacrifices et immédiatement après le coq était mis à mort. C'est là, aujourd'hui, le seul sang répandu en Israël. Le sang des taureaux et des boucs ne ruisselle plus aux côtés de l'autel d'airain.

Mon père faisait tous ses efforts pour se procurer un coq blanc, il évitait d'en prendre un rouge, et lorsque je lui en demandai la raison, il me dit qu'un coq rouge est déjà couvert de péché, car le péché est rouge selon qu'il est écrit : « Si vos péchés sont comme le cramoisi, ils deviendront blancs comme la neige ; s'ils sont rouges comme l'écarlate, ils seront comme la laine » Es. 1 : 18. Mon père continuait : Vous trouverez que les Rabbins l'ont déposé dans le Talmud ; si le coq est blanc, il n'est pas infecté de péché et peut par conséquent porter les péchés des Juifs ; mais s'il est rouge, il est alors couvert de péchés et impropre pour porter nos iniquités.

Pourquoi les Juifs se servent-ils d'un coq, plutôt que d'une autre créature ? C’est parce que l'homme, en langue hébraïque, est appelé gever. Les Juifs disent alors : Si gever (l’homme) a péché, gever doit aussi subir le châtiment du péché. Or, comme le châtiment (la mort) est plus lourd que ce que les Juifs peuvent porter, les rabbins leur ont substitué un coq, qui dans le dialecte chaldéen est appelé gever et ainsi la justice divine est présumée satisfaite, car gever ayant péché, gever (un coq) est sacrifié.

Aujourd'hui parmi les Juifs, la masse de la nation conserve toujours la notion de la nécessité absolue d'un sacrifice pour le péché et sait que sans une propitiation, la repentance ne sert de rien pour le salut. Le véritable Messie, a accompli la propitiation même pour le péché, laquelle certains Juifs, s'imaginent avoir accomplie par le sacrifice d'un coq - écrit en 1890 (Vol. 3 p. 276 "Le rétablissement d'Israël").

Quel cri de joie il devait y avoir quand le peuple d’Israël entendait le shofar retentir, proclamant leur liberté ! Bientôt, toutes les dettes seraient résiliées, les serviteurs diraient au revoir à leurs maîtres, les portes des prisons s’ouvriraient et les prisonniers seraient libérés, les possessions perdues seraient rendues à ceux à qui elles avaient été confisquées et les réunions de famille auraient lieu dans une joie inexprimable.

Le peuple d’Israël dans ses douze tribus, et toutes les nations de Gentils, attendent maintenant le Messie promis, la Semence d’Abraham, par qui « toutes les familles de la terre seront bénies » Gen. 12 : 3 ; 22 : 15-18 ; Jér. 31 : 31-34. Ils écouteront ce grand Médiateur, que l’ETERNEL a suscité du milieu d’eux d’entre leurs frères : « C'est un prophète sorti de tes rangs, un de tes frères comme moi, que l'Éternel, ton D.ieu, suscitera en ta faveur : c'est lui que vous devez écouter ! » Deut. 18 : 15 - E.B. 236 p. 13 - Traduit de l'anglais (B.S. N° 683 - fév. 1993)

COMMENTAIRE DU RÉDACTEUR SUR CE QUI PRÉCÈDE

Nous encourageons nos amis et le peuple Juif à garder la foi dans les merveilleuses promesses qui sont en train de se réaliser. Les promesses de l’alliance constituent la base des relations entre D.ieu et Israël. Deut. 32 : 10 — « II le rencontre dans une région déserte, dans les solitudes aux hurlements sauvages ; il le protège, il veille sur lui, le garde comme la prunelle de son œil ».

Gilbert Hermetz

Jacques Obojtek

 

 

 

 

Retour haut de page