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ENCOURAGEMENTS A ISRAËL,

CENTRE ETERNEL DE L'ATTENTION DU MONDE

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BONNE FÊTE DE PESSAH

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Avec tous nos amis de la Commission d’Israël et en particulier M. Gilbert Hermetz, nous venons vous souhaiter une très bonne fête de Pessah. L'injonction de l'Eternel par Moïse, aux Israélites : « Souviens-toi de ce que t'a fait Amalec, lors de votre voyage, au sortir de l'Egypte ; comme il t'a surpris chemin faisant, et s'est jeté sur tous tes traînards par derrière. Tu étais alors fatigué, à bout de forces, et lui ne craignait pas D.ieu. Aussi, lorsque l'Éternel, ton D.ieu, t'aura débarrassé de tous tes ennemis d'alentour, dans le pays qu'il te donne en héritage pour le posséder, tu effaceras la mémoire d'Amalec de dessous le ciel : ne l'oublie point. » — Deut. 25 : 17-19.

Que l’Eternel vous bénisse et vous conduise dans l’accomplissement de Ses promesses. Gardez bon courage, nous continuons à combattre à vos cotés pacifiquement par des écrits, des correspondances, des articles etc. Par là-même en vous servant, nous servons D.ieu à qui, seul, soit gloire et honneur.

Courage et cordial Shalom

Jacques Obojtek


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La Pâque, la fête du printemps du peuple juif, signifie à la fois la naissance d'une nation juive libre, et le retour du printemps. Elle commence le 15ème jour de Nisan, (selon le calendrier hébreu), et dure huit jours. Le mot hébreu « Passach » [ou Pessah] signifie littéralement « l'acte de passer au-dessus » — car, d'après la Bible, l’ « Ange de la Mort » passa au-dessus des maisons des Juifs et fit mourir le premier-né dans chaque maison des Égyptiens. La fête est aussi appelée « Z'man Cheruthenu » (période de notre libération) parce qu'elle commémore l'émancipation de leurs ancêtres de la servitude en Égypte. Elle est aussi fréquemment désignée comme Hag-Ha-Mazzoth, la fête des pains sans levain, rappelant aux Juifs que, lorsque les Israélites quittèrent l'Égypte à la hâte, ils n'eurent pas le temps d'attendre que la pâte puisse fermenter, mais qu'ils durent préparer leurs gâteaux à partir de la pâte non levée.

La Pâque est principalement une fête qui se passe à la maison et, par conséquent, les services les plus importants qui s'y rattachent sont célébrés à la maison. Cette fête de la Pâque, appelée le Seder (célébrée les deux premiers soirs de la fête) est toujours observée avec soin. La « Hagada » qui renferme toute l'histoire de l'esclavage et de la rédemption est répétée minutieusement par le père de famille et expliquée à tous les membres de la maison. Elle commence par une série de quatre questions posées au chef de famille par le garçon le plus jeune ou la fille la plus jeune, qui voit l'étrange préparation. L'ensemble de la Hagada constitue une réponse à ces questions.

Sur la table sont disposés habituellement tous les plats en argent que possède la famille ; ceci rappelle le fait que les Juifs sont maintenant des hommes libres. La matzoh est disposée bien en évidence. Sur un plat au centre de la table, un morceau d'os rôti est placé en souvenir du sacrifice offert dans le temple le premier jour de la fête ; une coupe remplie de charosheth, un mélange de vin, de pommes et de noix, pour rappeler le mortier avec lequel leurs ancêtres ont peiné lorsqu'ils ont construit les magasins des villes pour le pharaon ; et quelques herbes amères ou légumes, pour commémorer le fait que leur vie n'était qu'amertume dans l'esclavage.

Pour terminer le « Seder », on chante le très célèbre « Chad Gadya », « L'Unique Chevreau ». C'est une allégorie qui décrit les divers éléments de l'histoire des Juifs. Ainsi, par exemple, « L'unique Chevreau » est censé représenter la nation juive que D.ieu a choisie d'entre tous les peuples pour être les porteurs de Son message. Le « chien », dont il est question dans le chant est censé être la Perse ; le « feu » Rome, qui a conquis la Grèce, etc.

Bien en évidence sur la table est placée la coupe de vin mise à part pour le prophète Élie. Dans le folklore juif, Élie est le protecteur du peuple juif, et l'homme qui annoncera la venue du Messie. C'est la raison pour laquelle une coupe de vin, symbole de bienvenue, est toujours mise de côté pour lui.

Ainsi donc, année après année, le Seder est répété dans la maison juive, les symboles sur la table commémorant tous la vieille histoire. Quelle fut la grande puissance qui éveilla une telle soif de liberté dans une horde d'esclaves sous Pharaon ? Qu'y eut-il pour inciter 600 000 serfs (2 000 000) toujours obéissants, à se soulever comme un seul homme et à se rebeller contre cette tyrannie ? Ce fut une soif de liberté ; le désir d'exprimer leurs convictions les plus chères, qui avaient été refoulées au plus profond de leur âme pendant presque 400 ans [430 — Ex. 12 : 40 ; Vol. 2 p. 39 ; E.Vol. 11 p. 189], a subitement éclaté. Cette aspiration accumulée pour une terre, pour l'indépendance, trouva une issue avec la venue d'un conducteur, Moïse, qui les poussa à l'action. Ils rejetèrent leurs fers d'esclavage. Ils devinrent un peuple libre, le peuple de D.ieu. La Pâque rappelle aux Juifs et au monde, non seulement un grand passé, mais fait ressortir aussi la voie sur le futur. Israël a été racheté. Israël sera de nouveau racheté. Israël était maître en « Eretz Israël ». Israël est sur le point de le redevenir.

EB N°296 p15

 

               

BONNE FÊTE DE PESSAH

Comme chaque année nous venons vous souhaiter une bonne fête de Pessah. Évènement que nous considérons comme le plus important de votre histoire. Nous restons vigilants devant cette confusion et cette agitation, où tous les efforts sont faits pour trouver une accusation envers Israël. Comme le dit Albert Soued : « pour l’entraîner dans les cours de justice, dans les arènes du web et des médias, pour le lapider, espérant le liquider ». Nous restons confiants pour le futur d’Israël. Isaïe nous rappelle que — « La gloire du Seigneur va se révéler, et toutes les créatures, ensemble, en seront témoins: c'est la bouche de l'Éternel qui le déclare ». Avec tous les amis de la Commission d’Israël nous vous souhaitons un bon courage, soyez assuré de notre amitié sincère et du désir de poursuivre notre engagement comme nous l’avons fait dans le passé, comme nous le faisons actuellement et désirons le continuer.


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Les Israélites étaient esclaves des Égyptiens et le temps marqué par l'Éternel pour leur délivrance étant venu. Leurs oppresseurs essayèrent de les retenir dans un but intéressé, et refusèrent de les laisser partir pour le pays de Canaan.

Le Seigneur envoya neuf différentes plaies sur l'Égypte au cours de l'année ; il délivra les Égyptiens de chacune d'elles à la requête de leur roi implorant grâce et faisant des promesses qu'il refusait ensuite d'exécuter.

Le serviteur de l'Éternel, Moïse, annonça enfin un grand malheur qui allait frapper toutes les familles de l'Égypte ; les premiers-nés devaient tous mourir la même nuit. Dans la maison du plus humble comme dans la maison du roi, le deuil serait grand.

Cette épreuve devait enfin amener les Égyptiens à laisser partir les Israélites, à leur faire précipiter leur départ même, de peur que l'Éternel ne détruisit le peuple tout entier, si le roi endurcissait encore son cœur et résistait aux ordres de D.ieu.

Les trois premières plaies s'abattirent sur toute l'Égypte, y compris la partie du pays occupée par les Israélites. Les six plaies suivantes n'atteignirent pas Israël, mais seulement les Égyptiens. La dixième plaie, la dernière, s'étendit sur tout le pays.

Les Israélites qui prouvèrent à l'Éternel leur foi et leur obéissance en sacrifiant un agneau et en aspergeant de son sang les montants et le linteau de la porte de leurs maisons furent seuls épargnés ; les Israélites devaient manger la chair de cet agneau la même nuit avec des herbes amères et du pain sans levain ; ils devaient manger debout, le bâton à la main et les reins ceints, prêts pour le voyage, avec la certitude que l'Éternel allait frapper les premiers-nés des Égyptiens qui, cette fois-ci, allaient consentir à leur départ.

Les Israélites avaient aussi la certitude que le malheur les frapperait eux-mêmes s'ils ne se conformaient pas à l'ordre de l'Éternel, s'ils n'aspergeaient pas de sang les montants et les linteaux de leurs portes.

C'est une erreur de croire, comme quelques-uns le font, que la pâque se rapporte au passage d'Israël à travers la mer rouge, que ce soit directement ou indirectement. Le nom vient de « passer », « préserver » ou « épargner » par rapport aux premiers-nés d'Israël durant la nuit où l'agneau pascal fut mangé et où le sang fut mis sur les poteaux des portes.

L'ange destructeur était dans le pays d'Égypte et tout premier-né égyptien fut frappé, mais les premiers-nés israélites furent sauvés à la condition toutefois que le sang fût trouvé sur les poteaux et le linteau des maisons où ils habitaient.

Tout Israélite qui n'aurait pas respecté le commandement divin et qui n'aurait pas mis du sang extérieurement sur les poteaux de la porte, ainsi que cela était commandé de D.ieu par Moïse, aurait certainement aussi enduré la peine comme les Égyptiens — le sang était le signe distinctif entre ceux qui étaient le peuple de D.ieu et ceux qui ne l'étaient pas.

Ne manquons pas de prendre acte de ce que la faveur divine envers les premiers-nés d’Israël ne vint pas sans le sang. En effet, la leçon complète de la Torah est que « sans effusion de sang il n’y a pas de rémission ».

Par ordre divin, les Israélites exprimèrent leur foi en Jéhovah en prenant un agneau d’un an, sans tache, en le tuant, en aspergeant le sang sur les poteaux et le linteau de la porte de leur maison, et en mangeant la chair à l’intérieur.

« Le sang, dont seront teintes les maisons où vous habitez, vous servira de signe: je reconnaîtrai ce sang et je vous épargnerai et le fléau n'aura pas prise sur vous lorsque je sévirai sur le pays d'Égypte » — Ex. 12 : 13.              

Actuellement, et depuis longtemps, les Juifs ne commémorent pas la mise à mort de l'Agneau pascal, mais uniquement la fête - Exode 12 : 14 à 24.

Gilbert Hermetz

Rédaction : Jacques Obojtek     

T. de G. 1915 n°5 p. 35 -  1905 n°4 p. 122 - E.B. 170 p. 259

 

BONNE FÊTE DE PESSAH

               

               Très chers amis, Israéliens et Juifs,

               En premier lieu, je viens vous souhaiter une bonne Fête de Pessah, en mon nom et au nom de mes amis de la Commission d’Israël. Peu après Pourim, nous voici à nouveau amenés à méditer sur l’événement que, en tant qu’étudiants libres de la Bible, nous considérons comme le plus important de l’Histoire de votre peuple. Il nous donne les raisons les plus solides à notre foi dans le destin éternel d’Israël, et cela à un moment où les nuages les plus sombres s’amoncellent au-dessus d’Israël. Même son ami le plus fidèle est prêt à le trahir. Mais pas plus que les Haman, les Pharaons modernes qui, à travers lui, s’attaquent à D. Lui-même, ne pourront le détruire, c’est à leur propre fin qu’ils travaillent. 

               Le livre d’Exode, chapitre 12 a une place prépondérante dans notre préparation à notre propre Pessah, en particulier les versets 1-13 nous prouvant la minutie des instructions de l’Éternel ; elles allaient être suivies de l’exercice de Sa puissance dans l’exécution du châtiment des persécuteurs et de l’ordre, à votre peuple d’observer un rappel annuel de cet événement unique dans l’histoire de l’humanité. Avec le don de la Torah peu de temps après, c’était véritablement la naissance d’un peuple, votre Peuple, son alliance avec le D. unique, et le départ à la conquête de Sa terre. Ce fait marquait le début de cette trilogie, unique elle aussi dans l’Histoire humaine : le Livre, le Peuple, la Terre. Je n’ai pas la prétention de vous rappeler votre histoire, mais plutôt de vous dire que, à travers le monde, même si, comme vous, nous sommes un petit nombre, des milliers de nos amis, en même temps que vous, se penchent sur votre histoire, vos souffrances, et sur tout ce que nous devons à votre peuple.

               Nombres 6 : 24-26 — « L’Éternel te bénisse, et te garde ! L’Éternel fasse lever la lumière de sa face sur toi et use de grâce envers toi ! L’Éternel lève sa face sur toi et te donne la paix ! ».

 

                                  Gilbert Hermetz

                                  Rédaction Jacques Obojtek 

 

 

 

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